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samedi 9 juillet 2016

Le Parlement européen souhaite interdire les mentions liées au gain de vigilance ou de concentration sur les canettes de boissons énergisantes

Le Parlement européen souhaite interdire les mentions liées au gain de vigilance ou de concentration sur les canettes de boissons énergisantes.

Les efforts de prévention sur les sodas commencent à payer : les ventes de boissons sucrées diminuent globalement dans le monde. Un secteur continue pourtant de progresser ostensiblement : les boissons énergisantes. Pour freiner cette expansion, le Parlement européen a adopté ce jeudi une résolution visant à interdire la communication des fabricants de boissons à base de caféine à propos d’éventuels effets positifs sur la santé.

En particulier, ce sont les mentions concernant l’aide à la vigilance et à la concentration qui sont visées. En plus des soirées alcoolisées, ces sodas sont utilisés par les adolescents et les jeunes adultes pour « tenir » lors de révisions d’examens par exemple.

« Les statistiques nous montrent que de nombreux jeunes, et même des enfants, consomment énormément de boissons énergétiques », a déclaré la députée danoise Christel Schaldemose, qui a déposé la résolution.


Excitants et sucre en excès

Les conséquences d’une consommation précoce ou trop importante ne sont pas négligeables : troubles du sommeil ou du rythme cardiaque, céphalées ou problèmes de comportement… Les risques liés aux excitants contenus dans ces boissons ne sont pas les seuls. Ils viennent s’ajouter au risque accru d’obésité et de diabète.

« Il ne s’agit pas que de la caféine, a poursuivi l’eurodéputée. Les boissons énergétiques contiennent également beaucoup de sucre. Et nous pensons que ces types de boissons ne devraient pouvoir afficher aucune allégation de santé ».

Une canette de ces boissons peut en effet contenir jusqu’à l’équivalent de 27 morceaux de sucre, soit presque quatre fois plus que dans un cola !

Vers une extension des restrictions
Pour aller plus loin dans les restrictions, les députés ont aussi demandé aux Etats membres de mettre en place des règles sur la commercialisation de produits à teneur riche en caféine, afin de protéger les enfants.

« 68 % des adolescents consomment régulièrement ce type de boissons, et 18% des enfants, rappelle Marc Tarabella, député socialiste belge. Donc, c’est inquiétant ! Je dis ça aussi bien pour la concentration de sucre que pour les excitants qui sont dedans. Et je pense que les effets comportementaux peuvent être graves. On doit éviter ces allégations fallacieuses, qui sont à la limite frauduleuses. »



jeudi 25 juin 2009

Anneau gastrique: la perte de poids est une prévention contre le cancer

Les femmes obèses qui se font placer un anneau gastrique pour perdre du poids pourraient voir leur risque de cancer diminuer de 40%, selon une nouvelle étude suédoise publiée mercredi sur le site en ligne du Journal britannique "Lancet Oncology".

L'étude qui porte sur plus de 2.000 personnes obèses, souligne que les hommes, en revanche, n'obtiennent pas le même effet.

Une étude antérieure avait montré que les hommes et les femmes bénéficiant d'un anneau gastrique pouvaient vivre jusqu'à dix ans de plus que celles et ceux qui n'en avaient pas eu.

Les scientifiques savaient depuis longtemps que les personnes en surpoids avaient plus de risques de développer un cancer, probablement parce que les cellules graisseuses fabriquent des hormones susceptibles de faire le lit de la maladie.

Les chercheurs suédois ont suivi 2.010 patients obèses pendant dix ans à partir de 1987, date de la pose d'un anneau gastrique.

Au total, les patients opérés ont, pour la plupart, perdu 20 kilos.

Les non-opérés ont en majorité pris plus d'un kilo.

Il s'agissait de cancers du sein, de la peau et du sang.

Chez les hommes, 38 des opérés ont été malades, contre 39 dans l'autre groupe.

Les experts ont été perplexes de constater que seules les femmes étaient concernées par la diminution du nombre de cancers après la chirurgie de l'obésité.

Pour l'auteur principal de l'article, Lars Sjostrom, de hôpital de l'Université Sahlgrenska en Suède, il n'y avait peut-être pas assez d'hommes participant à l'étude: ils ne représentaient qu'un quart des effectifs.

Les chercheurs n'ont pas non plus trouvé qu'une perte de poids sans chirurgie ou un régime alimentaire aient un quelconque effet sur le taux de cancers.